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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 07:10

Les spéculateurs sont les terroristes des temps modernes, ils apparaissent tantôt sur l’immobilier,  sur les produits alimentaires, puis sur le pétrole, rien ne s'arrête leur folie du gain rapide et énorme..

Les échanges de pétrole en 2008, représentent plus de 3 fois la consommation mondiale.

Selon un rapport du congres américain en 2000 37% des contrats pétroliers étaient réalisés sur le le New York Mercantile Exchange, en 2008 c’est 71 % !!!

Après avoir mis la planéte économique sur les genoux brisant des millions de vies,  les fonds spéculatifs abandonnent les cadavres encore chauds des subprimes pour se tourner vers de nouvelles plaines de jeux.

Les salariés ont subi à cause de ces margoulins, ces faiseurs de « frics » d’importantes baisses de revenus, maintenant ils vont subir la hausse des prix du carburants ( qui ceci dit augmentent encore plus vite qu’ils ne baissent , ce qui prouve que toute la chaine qui gonfle les prix fonctionne très bien comme le montre le tableau  ci dessous ).


     
  2000 2008 2009
Cours $ 1,20 € 0,65 € 0,76 €
essence 1 € 1,25 € 1,27 €
baril 72 € 65 € 70 €

 Comment expliquer le différentiel de 0,27€ du prix de l'essence ?

A quand la spéculation sur l’alimentaire ?.

Le stockage en mer du brut dans des supertankers bat des records ces derniers mois, ils sont estimés par le Centre ForGlobal Stuides à 130 000 000 de barils …. !!

La consommation mondiale baisse , donc les prix devraient baisser, mais non les margoulins vont organiser la pénurie ..

A quand un « Home » pour dénoncer la financiarisation à outrance ….. ? Les états Unis ont engagé une enquête sur d’éventuelles manipulations des prix sur le marché des transactions pétroles en décembre 2007, donc plus de 18 mois après les faits.

CFE-CGC Redoute
Source: Les échos.
Hausse du pétrole : la spéculation pointée du doigt....

Alors que la demande mondiale d'or noir baissera cette année, les cours du pétrole montent en flèche. L'une des techniques utilisées par les investisseurs sur les marchés à terme consiste à stocker le pétrole en mer. Une activité qui a renoué ces derniers temps avec des sommets inédits depuis vingt ans.                  

 

Les prix du baril de pétrole s'envolent à nouveau. Mardi, ils ont clôturé à New York au-dessus de la barre des 70 dollars pour la première fois depuis début novembre 2008 et mercredi, la barre des 71 dollars a été touchée. Parallèlement, de plus en plus de voix stigmatisent le rôle des spéculateurs dans cette embellie.

"Les spéculateurs financiers ont une influence énorme sur notre activité : la vieille règle selon laquelle l'offre et la demande déterminent le prix d'une telle matière première, n'est visiblement plus de mise", a ainsi indiqué Wolfgang Mayrhuber, le patron de la compagnie aérienne allemande Lufthansa dans un entretien au Financial Times Deutschland paru mercredi.

Une déclaration à laquelle souscrivent tous les acteurs du transport aérien. " La spéculation avide ne doit pas prendre l'économie mondiale en otage, " déclarait le 8 juin Giovanni Bisignani, le directeur général de l'association internationale du transport aérien (IATA) après avoir constaté que le prix du kérosène à Singapour a bondi de près de 60% depuis le mois de mars.

Si la spéculation est pointée du doigt, c'est que la hausse du pétrole est pour le moins paradoxale. Le prix du brut sur le marché à terme de New York affichait, jeudi dernier, une hausse de 55% depuis le début de l'année, alors que l'économie mondiale traverse une récession d'une ampleur inédite et que l' Agence internationale de l'énergie a revu à la baisse ses prévisions de la demande mondiale d'or noir pour 2009 (-3%, à 83,2 millions de barils/jour); une analyse partagée par l'Opep.

Après une première poussée de fièvre spéculative au deuxième semestre 2007, en pleine crise des subprimes (voir encadré), une nouvelle offensive s'est développée fin 2008 lorsque le baril était au plus bas (autour de 32 dollars). Comment ?

L'une des techniques utilisées par les investisseurs qui traitent le pétrole consiste à le stocker. Or, le stockage en mer du pétrole a battu des records ces derniers mois, atteignant ses niveaux les plus élevés depuis deux décennies. Dans une note publiée vendredi dernier, Simon Chattrabhuti, analyste chez ICAP Shipping (1), filiale d'ICAP le n°1 mondial du courtage sur le marché interbancaire, souligne que bon nombre de supertankers en attente au large des côtes vont bientôt livrer leur cargaison : " Un ordre de livraison a été adressé pour 7 des 33 supertanker qui stockent du pétrolebrut. Mais un tel ordre a très bien pu être donné à d'autres navires." En mai, le Centre forGlobal Energy Stuides estimait ces stocks flottants à 130 millions de barils.

Stockage en mer : au plus haut depuis 20 ans

Schématiquement, dans un marché du pétrole baissier le trader parie que l'or noir vaudra plus cher demain qu'aujourd'hui. Il arbitre donc entre le prix "spot " du baril et le prix du même baril livré à terme, à trois mois par exemple. Une position gagnante tant que la marge dégagée (le " spread ") dépasse les coûts de stockage et finance la durée d'immobilisation du navire, résume la compagnie Frontline.

Selon cette société britannique qui possède la plus grande flotte mondiale de supertantkers, une soixantaine de ces navires stockaient du pétrole en mer à la date du 28 mai dernier. Or, un supertanker peut stocker 2 millions de barils de brut, c'est-à-dire plus que la consommation quotidienne de la France ! Toujours selon Frontline, BP, Phibro (filiale de Citigroup), Royal Dutch Shell et Koch Industries figurent parmi les sociétés les plus actives pour ces pratiques. Et actuellement, les traders sont toujours à la recherche de nouvelles capacités. JP Morgan Chase a ainsi affrété la semaine dernière le supertanker " Front Queen " pour stocker 2 millions de barils de fioul au large des côtes de Malte et plusieurs autres traders cherchent à en faire autant, affirmait le 2 juin dernier la société grecque Optima Shipbrokers.

Conséquence : les prix du transport maritime qui avaient atteint des planchers repartent vers le haut. Sur la route l'Arabie saoudite au Japon _ l'une des routes de référence pour le pétrole _ la location d'un supertanker a augmenté de 25% depuis le 28 mai dernier. Sur la seule journée du 4 juin, la progression était de 8,1%, à 35,69 Worldscale points, sur le Baltic Exchange de Londres.

A quels endroits les navires mouillent-ils durant leurs périodes d'attente ? La firme E.A Gibson Shipbrokers pointent deux hauts lieux : le Golfe de Mexico pour les Etats-Unis et, pour l'Europe, les côtes de Malte.

 

 

Etats-Unis : la spéculation sur pétrole comme antidote aux subprimes

 Selon un récent rapport du Congrès américain, 37% des contrats sur le New York Mercantile Exchange (MYMEX) étaient réalisés en janvier 2000 par les spéculateurs... un pourcentage qui est passé à 71% en 2008. Toutefois, au cours de cette période, le pourcentage de contrats passés par les traders a diminué de manière importante. La Commission américaine de régulation des marchés des matières premières (CFTC) a ouvert une enquête sur d'éventuelles manipulations des prix sur le marché des transactions de pétrole en décembre 2007. Ses premières conclusions montrent que, depuis la crise des subprimes, les fonds spéculatifs se sont tous tournés vers l'achat de produits comme le pétrole. Trois jours après que les prix du pétrole eurent franchi le seuil de 140 dollars le baril, le Congrès américain votait un projet de loi demandant à la CFTC d'utiliser ses pouvoirs pour endiguer les spéculations sur le marché pétrolier.

 

 

Par CFE - CGC - Publié dans : Revue de presse
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